Bonne nouvelle : l’image des entreprises industrielles commence à s’améliorer sur certains points. C'est en tout cas ce que l’on peut retenir du dernier baromètre IPSOS sur "l'image des entreprises industrielles " mené pour l’UIMM La Fabrique de l'Avenir, et réalisé par Charlotte Tortora, fondatrice du Cabinet CH2. Entretien.

« S’il y a des a priori négatifs ancrés sur l’industrie, les choses commencent à bouger. En effet, nous observons cette année une augmentation significative de l’intérêt des Millenials à travailler dans une entreprise industrielle. »

La possibilité de suivre des formations, ou de travailler en alternance, l’utilité du travail, le lien avec les nouvelles technologies... et une évolution positive de la perception des salaires : tous ces facteurs contribuent à renforcer l’attractivité des métiers de l’industrie pour les 15-30 ans. « Nous sommes au début d’une inflexion favorable et on espère qu’elle va se confirmer et encore progresser » précise Charlotte Tortora

Les forces de l’industrie

Pour les Français, l’industrie a des atouts indéniables. Elle maintient l’activité économique locale et fabrique des produits utiles; Elle investit en R&D,  est très innovante et compétitive. Mais, comme le rappelle Charlotte Tortora : « il ne faut pas oublier qu’il y a cependant un décalage entre ce sur quoi les industriels ont envie de communiquer, et ce qui est aujourd’hui essentiel pour les Français. Ceux-ci ont l’image d’une industrie innovante mais cela ne leur suffit pas. L’innovation ne doit pas être traitée comme une finalité en soi, elle doit être mise au service du respect de l’environnement et des conditions de travail. »

S’intéresser aux gens… pour qu’ils s’intéressent à l’industrie

Comment faire bouger rapidement et durablement l’image des entreprises industrielles ? Sur ce sujet, la fondatrice du cabinet CH2 donne 3 points à retenir : « le bon message, les bons émetteurs et la bonne tonalité ». Ainsi pour être entendu, il faut s’intéresser aux gens pour qu’ils s’intéressent à l’industrie. « Evitons les arguments macroéconomiques lointains pour transmettre un discours de preuves proches des gens. Il faut préconiser des communications empathiques, simples, concrètes » conclut Charlotte Tortora.