Selon le baromètre trimestriel Bpifrance Le Lab et Rexecode55% des dirigeants de TPE et PME ont l’intention d’investir en 2021. Ils étaient 41% en fin d’année dernière.  

Les dirigeants de TPE et PME auraient-ils retrouvé foi en l’avenir ? Alors qu’ils étaient 41% en fin d’année 2020 à vouloir investir, ils sont aujourd’hui 55% à envisager opérer des transformations au sein de leur entreprise. Une augmentation du taux d’intention significative de 14%, qui ramène l’ambition des dirigeants à un niveau égal à celui enregistré avant l’annonce du premier confinement. Portés par un redressement de leur trésorerie et des conditions d’accès au financement facilitéesles chefs d’entreprise semblent de nouveau prêts à oser.  

Des dirigeants plus sereins face à leurs finances 

Côté trésorerie, l’enquête indique que les dirigeants de TPE et PME n’ont jamais perçu aussi positivement leur situation depuis 2018 – année de publication du premier baromètre. Ils sont en effet 55% à anticiper une stabilisation de leurs finances. Un optimisme en partie lié aux six années accordées aux entreprises ayant eu recours au PGE, dont les dirigeants sont 59% à envisager attendre le dernier moment pour un remboursement intégralLeur sentiment de sécurité tient également à la façon minutieuse dont ils gèrent leur prêt : 70% d’entre eux n’en ont jusqu’alors utilisé qu’une faible part ou ne l’ont même pas entamé.  Un constat qui vient contrebalancer celui de l’augmentation globale de la dette des entreprises, qui n’inquiète que 14% des dirigeants. Ils sont, à l’inverse, plus de 50% à avoir assez confiance en l’avenir pour ne pas voir leur endettement comme une contrainte pour engager la reprise.  

Ainsi, si les chefs d’entreprise interrogés perçoivent plusieurs freins à la croissance de leur société (50% craignent les perspectives de demande dégradées32% la concurrence, 17% le niveau de leurs fonds propres), ils sont tout de même 24% à envisager augmenter leurs dépenses d’investissement en 2021. La confiance en l’avenir des dirigeants de TPE et PME semble ainsi bel et bien de retour, et devrait avoir un rôle à jouer – entre autres –  sur l’accélération du renouvellement et de la modernisation des équipements industriels.