Pour relancer l'industrie et renforcer l'attractivité des territoires, le gouvernement facilite les démarches d'installation sur 66 nouveaux sites. L'annonce intervient 2 jours après l'adoption par le Sénat d'une enveloppe de 490 millions d'euros.

Relancer l’industrie au cœur des territoires. Lundi 20 juillet, 66 nouveaux terrains se sont ajoutés à la liste des sites industriels « clés en main », aux quatre coins de la France. L'annonce est signée par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie et Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, réunies pour l’occasion en Saône-et-Loire. 

La qualification « clés en main » offre un coup d’accélérateur à l’installation de nouvelles activités industrielles. Sur les sites concernés, seuls 3 mois sont nécessaires à l’obtention d’un permis de construire, 9 mois pour une autorisation environnementale. « C’est-à-dire une réduction soit par 2, soit par 4 du temps normal d'instruction en France de ce type d’autorisation », a expliqué Agnès Pannier-Runacher au micro de RFI. 

Ces délais raccourcis sont possibles « parce qu'on a fait le travail en amont, parce qu'on est allé vérifier que d'un point de vue environnemental, il n'y a pas de particularité du site qui fait que ça prendra beaucoup plus de temps. Parce qu'on a vérifié qu'en matière d'archéologie, le site n'est pas positionné sur un village gallois particulièrement marquant et que l'industriel ne pourra pas pousser ses fondations très profond », a détaillé la ministre. L’accès aux réseaux d’électricité et de transports est également vérifié.

S’installer en France, « ça sera beaucoup plus court qu’ailleurs » 

Début 2020, 12 sites industriels ont déjà reçu la qualification « clés en main », avant d’être présentés aux dirigeants internationaux réunis lors du sommet Choose France à Versailles, le 20 janvier dernier. Si le confinement a ralenti les premiers projets d’implantation, le gouvernement mise à nouveau sur le dispositif pour renforcer l’attractivité du pays. « Quand on dit qu'on vient en France, c'est toujours plus long qu'ailleurs. Là, ça sera beaucoup plus court qu’ailleurs », renchérit Agnès Pannier-Runacher. 

L’annonce suit de près l'adoption par le Sénat d’une enveloppe de 490 millions d’euros pour décarboner l’industrie, financer les technologies de l’industrie du futur, et soutenir les projets de relocalisation dans les territoires. Ce dernier volet sera financé par 250 millions d’euros d’autorisations d’engagement et 30 millions d’euros de crédits de paiement, versés par Bpifrance. Des appels à projets seront lancés prochainement sur les 3 volets de la relance industrielle.