Régisseur général du French Fab Tour, Alexandre Strugacz est - à seulement 25 ans - à la tête de deux entreprises spécialisées dans l’événementiel. Portrait, à l’état brut, d’un jeune entrepreneur autodidacte et passionné. 

Alexandre Strugacz le clame haut et fort. Il a quitté le circuit scolaire à 14 ans, n’a pas de diplôme. « Je pense que les études n’étaient pas faites pour moi». précise-t-il. Mais il travaille, beaucoup. Il fait plein de petits métiers, accumule les compétences et continue d’apprendre. « C’est le terrain qui m’a formé. On peut apprendre sans faire d’études. Il y a du boulot, notamment dans l’événementiel. » 

Tout commence par l’organisation d’un anniversaire avec des amis. De là naissent de nouveaux concepts de soirées ou d’événements. Si tout n’a pas toujours été facile, Alexandre est porté par la devise de sa mère : « il faut rire de ses malheurs et en tirer du positif ».  

Heureusement, car l’événementiel est avant tout un métier de rencontres. « Au début, j’ai dépensé toutes mes économies car mes idées n’étaient pas entendues et puis, un jour j’ai rencontré un entrepreneur qui travaillait sur la signalétique du marathon de Paris ». Ce fut le déclic. A 20 ans, il devient auto-entrepreneur avec WCB Event, puis quelques années plus tard il crée sa 2e entreprise : The Rainbow factory. 

Un manager né 

Selon lui, 3 règles guident sa conduite. « J’ai souvent une trentaine de personnes qui travaillent sur mes opérations. Ma 1ère règle est de savoir de quoi on parle. Quand on donne une tâche, il faut pouvoir répondre à toutes les demandes. La 2e règle est le respect de son équipe. Je suis un peu le père d’une famille », confie-t-il.  

Et la troisième ? «J’aime les gens autonomes et mes collaborateurs le sont.» Cette autonomie, il entend bien la valoriser au sein de toutes ses équipes. « L’événementiel est l’un des secteurs qui regroupe le plus de corps de métiers : décorateurs, menuisiers, peintres, ingénieurs du son, conducteurs…Quand je recrute, sur ces métiers-là, je cherche avant tout des personnes qui ont déjà une expérience dans l’événementiel. Sur certains postes de « road », comme les manutentionnaires, j’agis un peu différemment. Je vais sur le terrain et je recrute des jeunes motivés. D’ailleurs, je vais mettre en place une formation au sein de mon entreprise pour les personnes moins expérimentées en événementiels  En une semaine, ils apprendront à se servir de transpalettes, conduire des engins, mais aussi à comprendre l’organigramme d’un événement, à savoir quand il faut prendre des décisions... « Il y aura aussi bien sûr des cours sur la sécurité, hautement importante sur les tournées » , poursuit le jeune dirigeant.  

Et l’industrie ?  

Peu familier avec le monde de l’industrie, Alexandre en avait une vision très classique. « Pour moi, les métiers types étaient ceux utilisant le chalumeau, le marteau, l’enclume… Le French Fab Tour m’a vraiment ouvert les yeux sur ce secteur qui regroupe tous les cœurs de métiers. Ils sont divers et variés et ça paye bien aussi  ! »   

D’ailleurs, il est « fier » d’assurer la régie de cette tournée avec son équipe.  « Nous montons le village en 8/10h et le démontons en 5/7h. Il faut régler tous les problèmes techniques car aucune étape ne ressemble à la précédente. Et il y a toujours des aléas : la pluie, la neige, le vent trop fort et même parfois des abeilles qui s’invitent sur l’étape ! » conclut le régisseur du French Fab Tour.

Le conseil d'Alex : "Osez !"

Si Alexandre avait un conseil à donner à un jeune qui veut entreprendre, ce serait «qu’il fonce et laisse faire les choses, il n’y a aucune peur à avoir. Quand on a un projet, il faut sortir de son quotidien et y aller »

 

Retrouvez Alexandre et ses équipes sur la tournée d'été du French Fab Tour

1re étape, Nice.