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Bilan carbone dans l'industrie : entre nécessité et opportunités

Comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES) de son entreprise pour trouver les postes les plus émetteurs et mettre en place des actions de réduction. Tels sont les objectifs d’un bilan carbone. Obligatoire dans les entreprises de 500 salariés ou plus, certaines sociétés font néanmoins le choix du volontariat, et se lancent, seules ou accompagnées, dans le calcul de leur empreinte carbone.  

C’est le cas de Schligler SAS, une société familiale basée en région Bourgogne-Franche-Comté et fondée en 1856. La firme, spécialiste chaudronnerie et tôlerie fine pour des secteurs d’activités exigeants a fait appel à un cabinet d’experts pour réaliser son tout premier bilan GES à l’été 2022. « Nous l’avons mis en place parce qu’on s’est rendu compte que c’était une vraie problématique chez nos clients, et que ça nous permettait d’être parmi les premiers fournisseurs à le faire », commente Alexandra Chevriaut, l’actuelle directrice générale du Groupe. Avec des objectifs de réduction des émissions carbone sur le long terme et des leviers d’action, cette démarche ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises. 

 

Avantage concurrentiel et embarquement des collaborateurs, l’impact positif du bilan carbone 

 

Avec 75 salariés présents sur le site de Valentigney (Doubs), le Groupe Schligler s’évertue à placer l’humain au cœur de ses priorités « Nous sommes attachés aux valeurs familiales. On est proches de nos salariés et je pense que cela créer un véritable lien de confiance », confie la PDG. Une proximité qui a permis d’embarquer et sensibiliser la majorité des collaborateurs dans ce projet de bilan GES. Un groupe de travail de 8 personnes a été constitué pour que le dispositif se déroule au mieux et bénéficie d’une résonnance globale en interne. En externe, cette démarche peut se révéler être un véritable atout marketing, explique la directrice : « Le secteur industriel n’a pas toujours bonne réputation sur le plan écologique. On voulait prouver qu’on pouvait réaliser un bilan, même si on est une PME. Notre objectif est de calculer le coût carbone par pièce livrée au client. Je pense que ça va devenir un vrai argument commercial », détaille la dirigeante.  

Ce travail de comptabilisation a permis au Groupe de définir une feuille de routes des actions à mettre en place pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre : définir un sourcing responsable des matières premières, encourager les salariés à covoiturer, embarquer les fournisseurs et les sous-traitants dans une démarche similaire, etc. « En ce moment, on est sur la sauvegarde des abeilles par exemple. On a fait mettre des tas de ruches sur notre terrain et on distribue des pots de notre miel aux salariés tous les ans », explique Alexandra Chevriaut. Des premières briques d’avancement qui permettront de « donner l’exemple et faire avancer les choses dans l’industrie », conclut la PDG. 

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