La quête de sens dans le travail, ainsi que la pénurie de profils qualifiés dans certains secteurs, doivent inciter les entreprises engagées dans une démarche de digitalisation et de transition écologique, à valoriser ce processus au sein de leur marque employeur. Fabienne Simon, fondatrice du cabinet Osagan, nous éclaire sur le sujet. 

Attirer les talents et conserver ses forces vives, à travers la mise en avant d’une marque employeur forte, c’est le défi de nombreuses PME et ETI du secteur industriel. 

L’industrie française est en effet confrontée à une pénurie de main d’œuvre depuis plusieurs années dans certains secteurs. « 70 000 à 75 000 emplois sont à pourvoir immédiatement, mais il manque des candidats » soulignait Éric Trappier, patron de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), en janvier 2022. 

Retrouver de l’attractivité en devenant un employeur de choix 

Fabienne Simon, directrice des ressources humaines dans le secteur de l’industrie et des services pendant près de 20 ans, est spécialiste de la marque employeur. Au sein de son cabinet Osagan, elle accompagne les entreprises dans leur transformation. 

« La marque employeur va mettre en avant ce que propose l’entreprise à ses collaborateurs, en matière d’environnement et de conditions de travail, de formation, etc. », explique-t-elle. « Les premiers promoteurs de la marque employeur d’une entreprise sont les salariés eux-mêmes. » En résumé : se développer et performer dans la durée n’est possible que si les équipes sont soudées et engagées. 

La marque employeur est également un sujet stratégique pour les entreprises souhaitant attirer de nouveaux profils, pour renouveler des compétences ou pour développer de nouveaux métiers par exemple. « Les entreprises doivent donner envie de les rejoindre. La marque employeur contribue à leur réputation et à leur notoriété », confirme Fabienne Simon. 

La marque employeur, pilier de l’industrie du futur 

L’industrie du futur permet d’alimenter la marque employeur grâce à différents leviers tels que le sens et l’intérêt que l’on perçoit dans son activité, ou encore l’environnement et les conditions de travail. 

La jeune génération est très attentive aux valeurs dégagées par les entreprises et à l’utilité qu’elle trouve dans son travail, la fameuse « quête de sens. » L’entreprise industrielle de demain doit jouer un rôle pour la société. « Être une PME ou une ETI dans l’industrie du futur est un vrai atout à valoriser au sein de la marque employeur des entreprises. Tout le monde cherche plus de sens dans ses activités au quotidien », résume la fondatrice du cabinet Osagan. 

Il devient essentiel de mettre en avant ces atouts dans les messages d’une marque employeur. « Pour ce faire, développer son contenu afin de construire une belle marque employeur avec par exemple le témoignage de collaborateurs ou encore des relations presse avec une prise de parole des dirigeants peut avoir un énorme impact pour les entreprises », confirme-t-elle. 

L’industrie du futur est une démarche et non un état. Il est primordial pour les entreprises, même au tout début du processus de modernisation de leur appareil de production et de leur transformation numérique, de mettre en avant les progrès, que ce soit dans des discours en interne et en externe. 

Retrouvez l’intégralité du podcast « Marque employeur et industrie du futur » en vous connectant sur bpifrance-université. 

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