Pour sa nouvelle étude, Bpifrance Le Lab s’est intéressé aux aspirations des jeunes et des dirigeants pour la construction du monde de demain. Sans surprise, les enjeux guidant l’industrie sont en première ligne.  

Transition écologique et énergétique, technologie, sens de l’action entrepreneuriale… Grâce à son étude réalisée sur un panel de 1 096 dirigeants de PME-ETI et 502 jeunes, Bpifrance Le Lab a pu cerner les points communs et différences guidant entrepreneurs et jeune génération. De quoi éclairer les dirigeants du Coq Bleu sur les sujets susceptibles d’attirer la jeunesse dans leurs usines, et pourquoi pas, faire évoluer leur stratégie business et de recrutement.  

La transition environnementale comme aspiration commune 

76% des chefs d’entreprise et 68% des jeunes interrogés sont en accord sur l’idée qu’il faut dès à présent accentuer les actions menées en faveur de l’environnement, individuellement comme collectivement. Un premier point commun entre les deux panels, qui se rejoignent sur la possibilité de revoir leurs habitudes et leur confort de vie pour participer à l’effort environnemental. Un potentiel atout pour les entreprises, puisque 63% des jeunes estiment que les sociétés devraient placer leurs engagements sociaux et environnementaux avant leur développement économique (74% si on isole les jeunes profils Bac+5). 

Un premier point de discorde se dessine sur la question de l’optimisme des uns et des autres quant à la réalisation de ces ambitions. Tandis que 35% des dirigeants se déclarent confiants, et 54% déterminés à agir en faveur de ces enjeux (en passant notamment par la technologie), seuls respectivement 25% et 28% des jeunes répondent positivement à ces deux questions liées à l’optimisme et la volonté claire d’engager des actions. L’étude précise en effet que 30% des jeunes contre 7% des dirigeants craignent l’avenir, mais également que 17% d’entre eux contre 4% des chefs d’entreprise s’estiment nostalgiques. Une donnée que Bpifrance Le Lab analyse comme une dualité d’aspirations côté jeunes, certains étant attirés par une quête de confort matériel, d’autres plus volontaires de faire muter la société dans le sens de l’enjeu environnemental.  

Une incompréhension des priorités professionnelles des uns par rapport aux autres 

Concernant la capacité des sociétés à faire bouger les lignes, dirigeants et jeunes s’entendent sur l’importance du rôle des entreprises dans la construction d’une société meilleure (50% des dirigeants, 35% des jeunes). Néanmoins, alors que les chefs de PME-ETI voient leur travail comme une source d’épanouissement, les jeunes répondent en cohérence avec leurs craintes sus-citées et considèrent avant tout le travail comme une condition d’intégration à la société ou un moyen d’atteindre l’autonomie financière. Un premier indice de la différence de vision, et ainsi du manque de compréhension des deux panels concernant ce qu’ils attendent l’un de l’autre. 

Bpifrance Le Lab va en effet plus loin dans la réflexion et note que 39 % des dirigeants prêtent aux 18-25 ans l’intention de courir de poste en poste alors qu’ils ne sont que 13 % à avoir répondu en ce sens. Aussi, alors même que l’étude montre que les dirigeants sont déterminés à l’idée d’agir au profit des enjeux sociaux et environnementaux, les 18-25 ans sous-estiment leur volonté de recruter des profils susceptibles de les accompagner dans ces actions. 30% des dirigeants ont pourtant déclaré que la capacité des jeunes à faire bouger les lignes était la première qualité qu’ils recherchaient chez les candidats. De quoi pousser les chefs d’entreprise à mieux communiquer sur la vision qu’ils ont de leur stratégie et de leurs actions, et les jeunes à avoir plus confiance en les intérêts sociaux et environnementaux des dirigeants.  

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