Le gouvernement a dévoilé le 4 février son plan en faveur de la décarbonation de l’industrie. Imaginées dans le cadre de France 2030, les actions à venir bénéficieront d’une enveloppe de 5,6 milliards d’euros.

Jean Castex, Premier ministre, Barbara Pompili, ministre de la Transition Ecologique, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie ont profité d’un déplacement sur le site ArcelorMittal pour annoncer le plan d’action imaginé par le gouvernement pour la décarbonation de l’industrie. Si, dans le cadre du déploiement du plan d’investissement France 2030, l’accent a jusqu’alors été mis sur la recherche et l’innovation, 50% de son enveloppe de 50 milliards d’euros sera attribuée à la décarbonation de l’économie.

L’innovation et les technologies innovantes en première ligne

Atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, tel est l’objectif fixé par la France dans le cadre de la loi énergie-climat de 2019. Côté industrie, l’engagement a été pris dès 2015 de baisser les émissions de gaz à effet de serre du secteur de 35% avant l’année 2030. Pour soutenir cet enjeu, le plan d’investissement déploiera une enveloppe de 5,6 milliards d’euros, divisée en deux objets.

  • 610 millions d’euros financeront l’innovation et le déploiement de technologies pour une industrie bas carbone, à travers le lancement d’une stratégie d’accélération « Décarbonation de l’industrie ».

Suivant la ligne directrice globale du plan France 2030, initié dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), cette enveloppe sera dédiée à quatre appels à projets visant à “réinventer nos procédés et maitriser les solutions d’avenir”. Opérés par l’ADEME, ces dispositifs auront pour objectif d’« accompagner toutes les initiatives de recherche, de développement de pilotes industriels et de démonstrateurs » et les « démarches territoriales de diagnostic, afin de construire des partenariats sur nos bassins industriels ».

  • 5 milliards d’euros serviront quant à eux à fournir des aides directes au déploiement de solutions de décarbonation des sites industriels dans tous les territoires.

Scindée en deux, cette enveloppe verra 4 de ses 5 milliards d’euros alloués aux technologies innovantes, à l’instar de l’hydrogène ou la capture de carbone. Les secteurs industriels les plus émetteurs comme les plus « essentiels à notre autonomie stratégique » seront particulièrement visés, comme la chimie, la sidérurgie, l’aluminium, ou les matériaux de construction. 1 milliard d’euros sera quant à lui consacré aux technologies matures.