Mercredi 19 janvier, la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher et le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O ont profité d’une visite des locaux d’Exotec pour dévoiler les lignes du plan de soutien du gouvernement aux startups industrielles.  

Parce qu’Exotec vient d’entrer dans la famille des licornes françaises (amenant leur nombre à 25), son site situé à Croix, dans le Nord, était le lieu idéal pour annoncer la bonne nouvelle. Imaginé et financé dans le cadre de France 2030, un plan entièrement dédié aux startups industrielles et deeptech a été annoncé par la ministre déléguée chargée de l’Industrie et le secrétaire d’Etat au numérique. Dotée d’une enveloppe de 2,3 milliards d’euros, la stratégie du gouvernement a pour objectif de booster la création de jeunes pousses industrielles sur le territoire français et favoriser le déploiement d’innovations de rupture sur le sol bleu-blanc-rouge. 

Financer et accompagner les porteurs de projets de startups industrielles 

Imaginé sur 5 ans, piloté par La French Tech et suivi de près par la ministre déléguée à l’Industrie, ce plan s’articulera autour de trois axes : le financement des startups et PME innovantes, le renforcement du soutien à l’émergence des deep tech et l’accompagnement des startups industrielles dans leur accès aux dispositifs d’accompagnement de l’Etat.

Concernant la première ligne directrice, un appel à projets « première usine » doté de 550 millions d’euros a été lancé pour permettre aux porteurs d’initiatives de financer, entre autres, des « implantations de sites pilotes et/ou de production industrielle, destinées à commercialiser des produits innovants”. Avec lui, il a été annoncé que les phases de démonstrateurs et d’usines pilotes pourront être financées par Bpifrance, qui devrait recevoir une enveloppe de 150 millions d’euros pour accorder des prêts garantis sur 10 à 15 ans, d’une valeur de 3 à 15 millions d’euros.

En parallèle, Le fonds SPI (Société de projets industriels) de la banque publique d’investissement sera également renouvelé et renfloué d’une enveloppe d’1 milliard d’euros à distribuer dans le cadre de financements en fonds propres de projets industriels. Enfin, un “Fonds national de venture industriel” (FNVI) financé à hauteur de 350 millions d’euros devrait également voir le jour pour investir dans des fonds d’investissement privés misant sur les startups industrielles.  

Concernant le deuxième axe du plan dévoilé, la deeptech sera quant à elle soutenue grâce au déploiement de 275 millions d’euros via une la Bourse French Tech Emergeante (BFTE) et l’Aide au développement des deeptechs. 

Le dernier axe s’articule quant à lui autour de la création d’un guichet unique piloté par la French Tech, lequel propose aux entreprises un parcours d’accompagnement et d’informations autour des dispositifs de financement et la mobilisation des leviers de l’Etat en matière industrielle.

Comme le montre l’exemple d’Exotec, opposer start-ups et industrie n’a pas de sens. Bien au contraire, les start-ups industrielles et PME innovantes ont un rôle majeur à jouer dans la reconquête industrielle de notre pays. Alors qu’un tiers d’entre elles sont positionnées sur des ruptures technologiques fortement créatrices d’emplois, nous devons lever les freins au développement, au financement et à l’industrialisation de leurs projets sur notre territoire.“, a déclaré Agnès Pannier-Runacher dans un communiqué.