Au micro de la bulle French Fab lors de Big 2021, Pierre-Marie Gaillot, responsable Industrie du Futur au Cetim et Jean-Marc Defour, dirigeant de Fayolle, ont abordé la question de la place de l’humain dans les usines 4.0. 

« Le 4.0 ce n’est pas avant tout un sujet de technologie, c’est un sujet lié aux personnes », a introduit François-Xavier de Thieulloy, expert Industrie du Futur chez Bpifrance et animateur de la conférence. A l’heure où la transformation numérique s’impose comme un passage obligatoire pour l’ensemble des entreprises industrielles françaises, les méthodes pour la mener à bien se multiplient.  

Mesurer et améliorer l’autonomie des équipes 

Si chaque stratégie 4.0 doit s’adapter aux sociétés dans lesquelles elle est mise en œuvre, il reste des fondamentaux communs à l’ensemble des entreprises ayant débuté ou souhaitant engager leur transformation. Durant son passage dans la bulle French Fab, Pierre-Marie Gaillot s’est concentré sur l’un d’entre eux : l’humain. Partant du principe que l’intégration de machines dans les usines ne se fait pas sans implication, voire formation des équipes, le Cetim (Centre technique des industries mécaniques) a mis au point un programme en s’appuyant, entre autres, sur les travaux de recherche de l’institut Mines-télécom et de Paris Dauphine. Nommé Tech’CARE, il a pour objectif de mesurer l’autonomie des équipes pour mieux la perfectionner et leur permettre de maitriser au mieux les outils technologiques mis en œuvre dans les usines.  

Après l’achat d’une deuxième Tôlerie, Jean-Marc Defour, dirigeant de Fayolle, a eu besoin de déléguer des tâches et d’autonomiser ses équipes pour palier ses absences. Il est de ceux qui ont utilisé le programme présenté par Pierre-Marie Gaillot, et raconte son expérience de terrain.