Au début du mois de juillet, Agnès Pannier-Runacher a dévoilé les prochaines étapes de la stratégie portée par le Conseil pour la mixité dans l’industrie. L’orientation, les femmes en situation d’invisibilité et le sexisme en entreprise guideront les nouvelles actions. 

Déclarées grandes causes du quinquennat d’Emmanuel Macron, la mixité et l’égalité professionnelle gagnent peu à peu du terrain dans les entreprises du Coq Bleu. Porté par la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, cet enjeu clé de l’industrie française a vu naître en 2019 un Conseil pour la mixité dans l’industrie, lequel se réunit depuis trois ans pour définir les actions concrètes à mener.

Vers une amplification des actions déjà engagées

A côté du renouvellement de la signature d’une charte pour une représentation mixte des jouets par les acteurs du secteur en 2020, deux actions phares font leur réapparition dans la nouvelle feuille de route dévoilée début juillet. Parmi elles, le travail mené par le collectif IndustriElles, qui réunit ambassadrices et rôles modèles pour rendre visible les talents féminins dans l’industrie et en attirer de nouveaux. Maintenue pour l’année 2021-2022, l’initiative sera amplifiée et valorisée pour conquérir de nouveaux membres et gonfler sa communication dans l’Hexagone.

En parallèle, le Conseil pour la mixité dans l’industrie a publié en juillet 2020 son guide des bonnes pratiques innovantes en matière d’égalité femmes-hommes. Réunissant 30 recommandations construites autour de trois axes (attirer les femmes dans l’industrie, garder les talents féminins dans l’industrie, permettre aux femmes d’évoluer dans l’industrie), il verra ses pages traduites dans les mois à venir pour offrir une version internationale aux différents acteurs de l’industrie.

Le Conseil poursuivra également la réflexion engagée avec les acteurs de la filière pour une représentation mixte des jeux vidéo, et continuera d’accompagner les écoles d’ingénieurs (Mines & Télécoms) pour encourager les candidatures de jeunes femmes dans l’industrie et assurer leur réussite sur le long terme.

Trois nouveaux axes de travail définis pour l’année 2021-2022

Pour l’année à venir, trois nouveaux axes ont été définis pour coordonner au mieux les actions à mener. Si des liens ont déjà été noués avec les écoles d’ingénieurs, c’est cette fois-ci sur l’orientation que la ministre et les membres de l’instance ont décidé d’agir. Conseillers, parents et jeunes devraient être mobilisés dans les mois à venir pour attirer plus de jeunes filles vers les métiers de l’industrie, encore sous-représentées dans les formations.

Si les grandes entreprises industrielles ont déjà été amenées à prendre des engagements relatifs à la mixité via divers biais incitatifs ou législatifs, le Conseil pour la mixité dans l’industrie a décidé d’étendre ces promesses aux entreprises de sous-traitance, en insistant sur les sociétés employant des femmes en situation d’invisibilité.

Une attention toute particulière sera également apportée à la lutte contre le sexisme en entreprise, avec l’amplification des actions de sensibilisation.

« La lutte contre les stéréotypes doit devenir partout un dispositif concret permanent. Cette nouvelle feuille de route pousse plus loin le changement de paradigme culturel sur la mixité en s’intéressant à des moments clés de la carrière des femmes comme l’orientation, en mettant en lumière les femmes invisibilisées ou en améliorant encore notre réactivité systémique face aux violences faites aux femmes. Je souhaite que l’industrie soit un marqueur et surtout un accélérateur de la mixité dans les entreprises. », déclare Agnès Pannier-Runacher dans un communiqué.