Créée il y a plus de 20 ans, Prolaser s’est spécialisée dans la production, la collecte et le recyclage des cartouches d’encre. Evoluant sur un marché très concurrentiel, l’entreprise vendéenne s’appuie sur l’économie circulaire, le Made in France et la transition écologique pour sortir son épingle du jeu.

Tout a commencé dans le garage de Jean-Marc Aubineau, fondateur de Prolaser. Désireux de monter son entreprise après ses études. « Il collectait les cartouches en allant solliciter les mairies, les bureaux, les magasins, et les reconditionnait lui-même de façon artisanale », raconte Edouard Brianceau, responsable marketing. Le projet prenant forme en même temps que les demandes s’accumulaient, la société Prolaser a pris de l’ampleur et s’est industrialisée. Forte d’une autonomie et d’un savoir-faire qu’elle est parvenue à conserver et à améliorer à force de R&D, l’entreprise est aujourd’hui leader sur son marché à l’échelle européenne.

L’économie circulaire et la production Made in France comme moteurs

Dans le marché très concurrentiel des cartouches d’encre, Prolaser est parvenu à se distinguer en misant sur le remanufacturing et l’économie circulaire. « Aujourd’hui, on maitrise 100% de la chaine de valeur puisqu’on est en capacité de collecter les cartouches vides via l’initiative Valorink, de les reconditionner grâce au procédé industriel de Prolaser et les lignes de production pensées spécialement pour notre activité par IJ Tech, et de distribuer les cartouches auprès de revendeurs », explique Edouard Brianceau. Pour aller plus loin dans la maîtrise globale, les trois entités (Prolaser, Valorink et IJ Tech) ont fusionné en 2019 pour mieux se retrouver dans un bâtiment de 6000m², à La Boissière-des-Landes, en Vendée.

Ainsi, en plus de la base verte qu’est le recyclage, la limitation de l’impact environnemental s’est renforcée. Un bon argument de différenciation pour Prolaser : « Certains de nos concurrents collectent en France, renvoient la marchandise en Chine pour la reconditionner et la font revenir dans l’Hexagone pour la distribuer. Les mentalités changent petit à petit, et une partie de nos revendeurs sont sensibles à notre valeur ajoutée, qui implique qu’une cartouche qui nous est revendue reviendra dans le réseau avec un impact carbone extrêmement réduit », constate Edouard Brianceau. Un atout sociétal rejoint par l’avantage financier imaginé dans le cadre du dispositif de Valorink, le pendant « collecte » de l’entreprise.

Valorink : collecter, acheter, trier

Supervisé depuis 10 ans par Jacques Coudray, l’entité Valorink de Prolaser prend en charge la collecte des cartouches vides à reconditionner. Un travail qui s’appuie sur la construction d’un réseau solide, mais également sur un savoir-faire de niche lié au tri des cartouches d’encre. « Sur les cartouches vides, il y a une tête d’impression (une platine en métal), qui, si elle est abîmée, rend le produit collecté impossible à retravailler. Il faut donc trier chaque cartouche avec soin », explique Jacques Coudray. Un travail manuel opéré par 25 personnes de l’entreprise, qui, s’il est sur la voie de l’automatisation, est aujourd’hui encore trop précis et technique pour passer par l’imagerie. « Le marché de l’encre et de ses technologies n’a pas vraiment évolué depuis 30 ans. On s’attèle à la création de nouvelles solutions, mais le travail manuel nous garantit aujourd’hui la meilleure qualité », ajoute Edouard Brianceau. Une course contre l’obsolescence programmée de plus en plus affutée des producteurs de cartouches, qui permet néanmoins à Prolaser de communiquer sur la qualité de ses cartouches auprès de consommateurs encore peu enclins à faire le choix du produit alternatif remanufacturé.

Et parce que pour donner une seconde vie au produit, il faut en collecter assez pour huiler l’ensemble des rouages de la chaîne de valeur, Valorink mise également sur l’aspect financier. Plus que de récupérer les cartouches jetées dans les bornes installées à cet effet dans les chaînes de magasin, écoles, entreprises et autres acteurs locaux, Prolaser les rachète à ses partenaires. Un pendant alléchant de la stratégie, qui renforce le dispositif : « Si certains clients prennent part à l’initiative pour son côté écologique (certains par obligation, comme les grands groupes, d’autres par conscientisation des enjeux de demain), le développement de la partie collecte est fortement porté par cet aspect donnant-donnant », explique Jacques Coudray.

Vous souhaitez installez des bornes de collecte dans votre entreprise ? Contactez-les :
clubink@valor-ink.fr
02 52 61 46 70