Déjà en pôle position sur le classement de l’attractivité économique élaboré par le cabinet EY en 2019, la France conserve sa place de leadeuse européenne pour l’année 2020. 

Si la crise sanitaire a freiné les investissements étrangers en France, elle ne l’a pas assez touchée pour qu’elle perde sa première place en Europe. Publié lundi 7 juin, le baromètre annuel du cabinet EY annonce un total de 985 projets en 2020, soit une baisse néanmoins significative de 18%. L’Hexagone est suivi de très près par le Royaume-Uni (975 projets) et l’Allemagne, qui avec 930 projets a enregistré une faible baisse de 4% malgré la Covid-19. 

Un plan de relance français « plus efficace » que les autres 

Côté industrie française, les secteurs de l’automobile, l’aéronautique, et des équipements industriels ont été lourdement touchés. Ces difficultés ont néanmoins trouvé en le secteur manufacturier une balance positive, ce dernier restant en 1ère place avec 341 projets (soit une baisse de 17%).  

Outre l’avance gagnée par la France en 2019, cette médaille d’or conservée pourrait être étroitement liée à la confiance des dirigeants étrangers, dont 44% ont déclaré que le plan de relance français paraissait plus efficace que ceux des pays concurrents. Une sérénité contrebalancée, sur le court terme, par de la prudence, 44% des interrogés envisageant d’ajuster à la baisse leurs projets d’investissements en France, et 14% de les reporter. Malgré tout, l’optimisme est de mise : lorsqu’on leur demande de voir plus loin, 74% des dirigeants estiment que l’attractivité de la France va s’améliorer d’ici 2025.