Une enveloppe complémentaire de 5 millions d’euros en faveur des projets d’écoles de production a été annoncée par le gouvernement, en même temps que l’ouverture d’un nouvel Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI).

Etablissements privés reconnus par l’Etat, les écoles de production permettent aux jeunes de 15 à 18 ans auxquels le système éducatif classique ne convient pas « d’apprendre autrement leur métier », résume un communiqué de presse. Offrant pour la majorité des formations diplômantes liées aux savoir-faire de l’industrie (usinage, chaudronnerie, métallerie, électricité industrielle, textile…), ces écoles mettent leurs élèves en situation, en leur confiant de réelles commandes de clients. Une autre façon d’acquérir des compétences, responsabilisante et concrète, sur laquelle le gouvernement veut aujourd’hui appuyer.  

Doubler le nombre d’écoles de production en France 

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’industrie, France Industrie représentée par une délégation de chefs d’entreprise, Olivier Sichel, directeur général de la Banque des Territoires, et Dominique Hiesse, président de la Fédération nationale des Ecoles de production, ont annoncé vouloir doubler le nombre d’écoles de production d’ici à 2023, et ainsi en ouvrir 35 de plus en France. 

Pour ce faire, le gouvernement, accompagné de la Banque des Territoires a lancé un AMI entièrement dédié aux projets de création ou d’extension d’écoles de production. 11 initiatives ont d’ores et déjà été soutenues à hauteur de 5,1 millions d’euros, 5 millions d’euros supplémentaires seront déployés pour accélérer le rythme. « L’Appel à Manifestation d’Intérêt « Ecoles de production » offrira aux lauréats un accompagnement « sur-mesure », tout au long du projet de lancement de l’école. Cet accompagnement pourra être complété du soutien des collectivités territoriales (Région, EPCI). », précise le communiqué. Deux axes centraux sont visés par l’Etat : l’ingénierie en amont du projet et le financement global, destiné à l’achat d’équipements et d’actifs à forte dimension industrielle et à l’amorçage des projets sélectionnés.  

Elus locaux et industriels ont jusqu’au 15 octobre pour déposer leur candidature sur la plateforme en ligne dédiée.