Dans sa dernière étude Industrie 4.0, Bpifrance dresse un bilan de l’intégration des nouvelles technologies dans les usines des PME du Coq Bleu. 

La transformation numérique n’est « pas toujours considérée comme un enjeu important pour les PME et ETI » et « les PME paraissent moins enclines à innover, a fortiori dans un contexte de crise qui les a fortement impactées » peut-on lire dans l’introduction de l’étude portée par Audrey Abadie, responsable sectorielle Industrie et Numérique chez Bpifrance. En parallèle de ce postulat, la Covid-19 aurait néanmoins « déclenché un momentum sans précédent pour la digitalisation des entreprises industrielles et obligé les dirigeants à « sortir de leur zone de confort en ébranlant leur business, leurs finances et leur organisation ». Derrière ces constats, un fait : la transition de l’industrie vers l’intégration des nouvelles technologies a bel et bien été initiée.  

Un contexte propice à la transformation numérique malgré des dirigeants frileux 

Premier pas vers l’Industrie du Futur, la digitalisation de l’outil de production est aujourd’hui envisagée et engagée de façon disparate selon les entreprises. Parmi les chiffres évoqués dans la note sectorielle, trois indiquent que la transformation numérique n’est pas encore totalement assimilée chez les industriels français. D’après l’étude « L’industrie du futur, le levier pour relancer l’industrie française » d’Accenture Strategy, en 2019, la digitalisation de l’entreprise n’arrivait qu’en septième position des enjeux considérés comme importants ou prioritaires pour les PME et ETI, et 37% de leurs dirigeants n’envisageaient alors aucune démarche d’évolution ou de transformation. 

Une frilosité toujours d’actualité, encouragée en 2020 par l’inquiétude des dirigeants liée à leur trésorerie en situation de crise. Ainsi d’après le Baromètre trimestriel « Trésorerie, investissement et croissance des PME »de Bpifrance Le Lab et Rexecode, trois mois après le début du premier confinement, seulement un tiers des PME qui avaient des projets d’investissements envisageaient de les maintenir. Audrey Abadie tient néanmoins à rappeler les nombreuses opportunités nées de la crise, à l’instar de la volonté des consommateurs de privilégier le Made In France et les produits à moindre impact environnemental, ou encore la volonté politique de protéger les industries dites stratégiques. Elle donne ensuite des éléments de réponses à la question que tout le monde se pose : la transformation numérique, oui, mais par où commencer ? 

Découvrez l’étude complète : « L’industrie du futur, un formidable levier pour de nouvelles opportunités business »