Face à la crise sanitaire, les industriels sont obligés de se réinventer pour former leur personnel à distance. Leur solution ? La réalité virtuelle.

La réalité virtuelle est plébiscitée dans de nombreux secteurs depuis le début de la crise sanitaire. La technologie a permis de combler les pertes ou d’offrir au public une alternative pour se « déplacer » en temps de confinement. En revanche, elle a moins fait parler d’elle dans le secteur de l’industrie. Pourtant, une nouvelle tendance est en train d’émerger : de nombreux industriels utilisent la réalité virtuelle pour former leur personnel aux gestes manuels, à distance.

Un secteur qui se transforme

Antoine Amiel, fondateur de Learn Assembly, est spécialisé dans l’innovation pédagogique et le développement d’expériences d’apprentissage pour développer l’employabilité des individus. Son entreprise reçoit de plus en plus de demandes d’industriels. « On conçoit des programmes de formation pour les employés et on les accompagne dans leur transformation. Le secteur évolue de manière accélérée », constate-t-il.

Une transformation qui est possible notamment grâce la diminution des coûts des technologies de réalité virtuelle et de vidéo augmentée. « Avant ce n’était pas possible car l’environnement e-learning était assez simpliste avec des coûts assez importants. Aujourd’hui, les formations sont plus abordables et le taux d’équipement a augmenté ».

Une tendance qui perdurera après la crise ?

Parmi ces nouvelles technologies, c’est bien la réalité virtuelle qui intrigue de plus en plus les industriels. Celle-ci sert « pour des cas d’usages très précis, pour les nouveaux arrivants qui sont ensuite poussés par des simulations sur site », explique Antoine Amiel. Mais est-ce seulement la situation sanitaire qui pousse l’industrie à faire usage de ces innovations dans leur processus de formation ? Ou ces habitudes vont-elles s’installer durablement dans la vie de ces entreprises ?

Pour le fondateur de Learn Assembly, la réponse est claire : les industriels ressentent le besoin de se transformer en termes de qualité de formation, et la crise n’a fait qu’accélérer le processus. « Il est compliqué de mobiliser du monde en formation alors que le digital permet de répartir dans le temps la formation, de la rendre plus fluide et plus facilement accessible ». Les industriels auraient donc tout à gagner à en faire plus qu’une tendance passagère.