Lors de Big 6, Sophie Nordmann, directrice générale de Women Equity Partners, avait dressé son bilan de la place des femmes dans l’industrie française. En cette journée internationale des droits des femmes, ses mots continuent de résonner chez le Coq Bleu. 

D’après les études de Women Equity Partners, aujourd’hui en France, 20% des PME sont dirigées par des femmes. Un chiffre encore très faible, auquel vient s’ajouter un écart de salaire de 10% entre femmes et hommes de fonction et expérience équivalentes. Plus encore, une PME dirigée par une femme a aujourd’hui six fois moins de chances de lever des fonds. Derrière ce retard se cachent pourtant de nombreux arguments en faveur de l’intégration des femmes sur l’ensemble des couches salariales des entreprises. 

La mixité femme-homme, moteur de performance 

Première idée reçue cassée par Sophie Nordmann : aucune différence n’est à relever en ce qui concerne les secteurs et tailles d’entreprises dirigées par les femmes et les hommes. S’il est néanmoins une distinction que la DG tient à mettre en avant, c’est celle de la performance. D’après les études sur la mixité menées par Women Equity Partners (auprès de 40 000 PME entre 4 et 150 millions de CA sur les 70 000 de même CA recensées par l’INSEE), il est en effet ressorti que la présence des femmes aux postes dirigeants est synonyme de surperformance avec une rentabilité en moyenne supérieure de 1 à 3%.  

En plus de cette donnée liée au businessSophie Nordmann relève également que la mixité et la diversité des parcours au sein des entreprises font bouger les CA comme la cause portée par Women Equity Patners. En effet d’après les statistiques, « plus il y a de parité au COMEX, plus il y a de mixité dans les couches salariales intermédiaires et basses ». Un effet boule de neige, appuyé entre autres par les différentes lois mises en place par le gouvernement, à l’instar de la loi Copé-Zimmermann sur les quotas ou l’index égalité Femmes-Hommes mis en place par le ministère du Travail en 2019.  

Reste à multiplier les axes de communication. Outre les établissements scolaires ou les médiasSophie Nordmann demande aux industriels d’afficher leur ouverture d’esprit : c’est en ouvrant la voie à la mixité que les entrepreneurs du Coq Bleu pourront attirer les jeunes profils et construire l’industrie de demain.