Le groupe rhodanien, spécialiste d’un procédé innovant de soudage par friction malaxage (FSW), mise depuis de nombreuses années sur la R&D pour développer son expertise dans le travail des métaux. Tiré par le secteur de la voiture électrique « e-mobilité», il a fortement investi cette année dans l’extension de ses bâtiments et de ses équipements. 

Voiture volante, structures blindées, berceaux moteur du Griffon, structures ferroviaires, … avec sa technologie de soudage innovante, TRA-C Industrie apporte une expertise clé en main à ses clients dans de nombreux secteurs, du transport et de l’e-mobilité à celui de la défense, en passant par l’aéronautique ou encore l’énergie. Nichée aux Olmes, dans le Rhône, cette PME créée en 2001 a mis au point un procédé de soudage par friction malaxage (FSW, en anglais : Friction Stir Welding), qui permet de souder des alliages multi-matériaux à des vitesses importantes tout en conservant des propriétés mécaniques optimisées. Une technologie de pointe sur laquelle le département R&D de cette pépite de la French Fab planche depuis de nombreuses années et qui lui a permis de s’imposer sur le marché, dans l’Hexagone et au-delà. 

Un leader européen  

« Nous sommes leader européen de soudage par friction malaxagedans le domaine de l’automobile », affirme Bruno Voland, président de la société, dont le chiffre d’affaires (12 millions d’euros en 2019) est tiré en particulier par la fabrication d’équipements pour la voiture électrique, notamment des bacs à batterie ainsi que des chargeurs. TRA-C, qui a séduit des constructeurs tels que Renault, mais aussi Porsche, PSA, Jaguar, de même que Pal-V (Personal Air and Land Vehicle), possède d’ailleurs trois autres filiales : Soudage Technique d’Auvergne – STA et FORM in PROD (spécialisées dans la formation des métiers de la métallurgie) ainsi que Jacques Soudure, un sous-traitant aéronautique dont le groupe a fait l’acquisition à la fin de l’an dernier, portant son C.A. 2019 consolidé à 18 millions d’euros. 

En route pour le 4.0 

En forte progression en 2019, TRA-C s’est ainsi engagé en 2020 dans l’augmentation de ses capacités de production. « Nous construisons un bâtiment de 5000 m2 avec des investissements importants pour réaliser l’industrie 4.0 », précise Bruno Voland. Un investissement, en somme, de 2 millions d’euros pour l’acquisition de machines et de 2,5 millions pour finaliser un bâtiment sur son site industriel rhodanien (total 15 000 m2). C’est sans oublier l’investissement dans les ressources humaines et notamment la jeunesse, puisque le groupe, qui compte 120 collaborateurs, mise fortement sur les jeunes talents. Plusieurs alternants ont ainsi récemment intégré la PME pour l’année 2020/21 et le groupe a signé 11 CDI sur l’année 2020. 

Autant d’enjeux pour cette entreprise industrielle lyonnaise florissante qui se concentre, en outre, sur son développement stratégique à l’horizon 2024. « L’activité internationale est un axe important pour TRA-C Industrie », confie Bruno Voland. La société, qui réalise déjà 25 % de ses revenus à l’étranger, compte renforcer sa présence internationale… « Il faut que nous accélérions avec un focus sur les pays limitrophes tels que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou encore la Belgique », conclut le dirigeant.