Saluée par Agnès Pannier-Runacher, la lettre d’intention signée entre l’américain Moderna et le fabricant industriel Recipharm acte la mise en production française d’une partie des vaccins contre la Covid-19 développés par la biotech. 

S’il ne s’agit que d’une lettre d’intention, le contrat définitif devrait être signé en décembre et la production mise en place dès le début de l’année 2021. Parmi les quatre sites du laboratoire de sous-traitance Recipharm situés en France, c’est celui de Monts, en Indre-et-Loire, qui a été choisi pour assurer le conditionnement des vaccins.  

Une augmentation des capacités de production soutenue par l’Etat 

Centré sur la fabrication de produits pharmaceutiques, stériles, injectables, le site en question devra, pour assurer sa tâche, recruter une soixantaine de personnes. Une bonne nouvelle pour le laboratoire français, contraint d’augmenter ses capacités de production pour continuer à honorer la fabrication des produits anesthésiques qui l’animait jusqu’alors 

Dans un communiqué de presse, l’Etat a annoncé qu’il discutait actuellement avec le groupe pour accompagner son développement et l’aider à assurer la fabrication. Le vaccin, actuellement en phase III d’essais cliniques, devra néanmoins attendre l’accord des autorités européennes avant d’être mis sur le marché au sein de l’UE. « Cette annonce, que je salue, intervient quelques jours après celle de Delpharm, autre fabricant pour tiers de l’industrie pharmaceutique française et qui conditionnera en France, à Saint-Rémy-sur-Avre en Centre-Val-de-Loire, un autre vaccin en développement, celui de Pfizer-BioNtech. Nous continuerons à veiller à ce que l’industrie pharmaceutique française soit solidement intégrée dans les chaînes de productions européennes de vaccins contre la Covid-19. », déclare la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher dans le communiqué.