Jean Castex a confirmé, mercredi 26 août, une baisse des impôts de production de 10 milliards d’euros l’an prochain.

Le premier ministre a profité de l’ouverture de l’université d’été du Medef pour confirmer qu’une première vague de baisse des impôts de production aurait lieu dès le 1er janvier. Cette réduction, fixée à hauteur de 10 milliards d’euros par an, concernera trois impôts en particulier : la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe foncière.

Les impôts de production : une fiscalité « punitive »

Certains détails de la mesure ont d’ores et déjà été annoncés. Cette baisse impliquera notamment une « division par deux » de la CVAE grâce à la suppression de la part de cette taxe revenant actuellement aux régions. Jean Castex a néanmoins promis une compensation intégrale de cette réduction d’impôts aux collectivités locales.

Avec cette mesure, le gouvernement affirme sa volonté de relancer la compétitivité après la crise. Plus élevés en France que dans le reste de l’Europe, ces impôts représentent dans l’Hexagone près d’un quart de l’ensemble de la fiscalité qui pèse sur les entreprises. « On ne peut pas vouloir à la fois faire ou refaire de la France une nation industrielle, et maintenir une fiscalité objectivement et comparativement punitive pour notre industrie », a ainsi déclaré Jean Castex. Ces impôts, dus indépendamment de la réalisation de bénéfices d’exploitation, étaient depuis longtemps décriés par les entreprises, qui trouvent dans cette mesure un premier moyen d’alléger leurs comptes.