Les enveloppes d’augmentations salariales prévues avant la pandémie de covid-19 seront maintenues dans la majorité des secteurs industriels, révèle la nouvelle étude « Salary Budget Planning » du cabinet de conseil Willis Towers Watson. [What’s up La French Fab]  

Le coronavirus n’aura pas eu raison des augmentations de salaires de l’industrie française. Malgré un contexte peu favorable, altéré par une hausse significative du chômage et un marché de l’emploi trouble, l’enquête du cabinet Willis Towers Watson indique que les rémunérations de l’année 2020 ne seront que très peu touchées : la moitié des employeurs français prévoit en effet des taux d’augmentations salariales égales ou supérieures à 2,3%, contre 2,5% prévues initialement.  

Une bonne nouvelle qui devrait s’étendre à l’année 2021, pour laquelle l’ensemble des industries françaises aurait également prévu des enveloppes positives. Des différences seront néanmoins à noter selon les secteurs, chacun ayant souffert à sa façon de la crise. 

En parallèlec’est du côté des ressources humaines  qu’il faut aller chercher les ajustements : 82% des DRH ont gelé les embauches, 18% ont réduit leurs effectifs et 73% ont modifié ou prévu de modifier leur politique de temps de travail.  

Santé, tech, aéronautique et industrie lourde : des prévisions positives pour 2021 

Avec une prévision de hausse de salaire de 2,5% en 2021, soit le même taux qu’en 2020, les salariés du secteur de la santé et de la chimie seront les mieux lotis, et ce pour l’ensemble des catégories d’employés. Même estimation pour la tech, malgré une différence significative de 0,2% pour les non-cadres, qui passeront d’une augmentation de 2,7% à 2,5%. 

Si le secteur de l’aéronautique est l’une des grandes victimes industrielles de la crise, ses acteurs pourraient tout de même prétendre à une augmentation de 2,3% en 2021 contre 2,4% en 2020, avec de légères différences selon les catégories d’employés : 2,2% contre 2,4% pour les dirigeants, 2,3% contre 2,4% pour les managers et cadres, et une stagnation à 2,4% pour les non-cadres. 

En troisième position, l’industrie lourde et manufacturière maintient ses augmentations avec une hausse commune des salaires estimée à 2,1% en 2021 contre 2% en 2020. 

Une ombre au tableau de ces prévisions : les secteurs de l'énergie et de l'automobile pourraient enregistrer des enveloppes moindres comparées au précédent exercice : -0,6% en moyenne pour le premier, -0,8% pour le second.