C’est officiel. Le gouvernement va débloquer 20 milliards d’euros en urgence pour aider l’industrie française à traverser la crise du coronavirus. L’annonce du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, attendue par tous les secteurs, est saluée par La French Fab.

Bonne nouvelle pour La French Fab. La révision du plan d’urgence, confirmée par le Premier ministre Édouard Philippe à l’issue du conseil des ministres du 15 avril, inclut notamment le versement de 20 milliards d’euros sur le compte d’affectation spéciale de l’État. Ces fonds, destinés aux grandes entreprises françaises les plus durement touchées depuis le début de l’épidémie, sont gérés par l’Agence des participations de l’État. Ils seront utilisés sous forme de prêts, de prises de participation au capital ou encore de nationalisations temporaires.

Face à la crise sanitaire, le gouvernement met les bouchées doubles. De 45 milliards d’euros le 17 mars dernier, ce sont désormais 110 milliards d’euros qui sont mobilisés dans le plan d’urgence pour soutenir l’économie française. La nouvelle enveloppe de 20 milliards d’euros complète l’ensemble des mesures déjà annoncées par le gouvernement, comme la mise en place du chômage partiel, dont les montants ont également été revus à la hausse.

Soutien aux industries du tourisme, de l’aéronautique et de l’automobile

L’objectif de cette aide d’urgence ? Sauver les fleurons de l’industrie française. Une vingtaine d’entreprises pourraient en bénéficier. Si la liste complète n’a pas été dévoilée, plusieurs noms sont déjà évoqués, avec en tête Renault et Air France-KLM.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a d’ailleurs confirmé aux Échos, le 9 avril dernier, les intentions du gouvernement concernant la compagnie aérienne : « Pratiquement tous les avions d'Air France sont cloués au sol et les pertes se chiffrent à plusieurs milliards d'euros par mois. L'État apportera très rapidement son soutien à Air France, sous la forme la plus adaptée. » Cette aide s’ajoutera aux mesures déjà mises en œuvre pour préserver la trésorerie des grands acteurs du transport aérien.

Au-delà de l’urgence, le ministre de l’Économie envisage aussi d’accompagner les secteurs les plus impactés par des plans de soutien spécifiques après la crise. Les industries du tourisme, de l’aéronautique ou de l’automobile, en seraient les principales bénéficiaires.